12 septembre 2016

PERMANENCE

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Permanence le premier samedi de chaque mois de 10h à 12h à la clinique Médipôle CABESTANY (se renseigner à l'accueil).

Prochaine permanence le samedi 1er Octobre 2016. 

 

 

                                       

                                                      Association ABAS

 

 

 

10 janvier 2015

Belle année 2015

 

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31 janvier 2013

VOUS N'ETES PLUS SEUL,NOUS SOMMES LA POUR VOUS AIDER

 

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QUI SOMMES-NOUS ?

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Nous sommes des malades, d'anciens malades, leurs proches et des bénévoles désireux d'aider ceux qui souffrent de troubles du comportement alimentaire.

L' Association ABAS a pour but:
- d'apporter soutien et écoute aux malades et à leur entourage,
- de conseiller et de diriger les malades,
- d'apporter une information claire sur les maladies du comportement alimentaire,
- de prévenir ces troubles en sensibilisant les jeunes.

ABAS tient une permanence
le premier Samedi du mois de 10 h à 12 h
-

Clinique Médipole à Cabestany (s'adresser à l'accueil).

Vous pouvez passer à sa permanence ou nous joindre au 06 34 29 04 57 de 9h à 21h (n'hésitez pas à nous laisser un message et nous vous rappelerons).



ABAS est une association loi de 1901 déclarée d'intérêt général. Son siège est à Perpignan.
L'adhésion et les dons à notre association ouvrent droit à réduction d'impôt.

OU SE TIENNENT NOS ACTIVITES?

Les permanences du samedi ouvertes  à tous se tiennent à la Polyclinique Médipôle de Cabestany (s'adresser à l'accueil de la clinique).
Les rencontres avec une psychologue et les groupes de paroles ont lieu au Centre Lambaréné, immeuble le Schweitzer, site Médipôle à Cabestany

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COMMENT NOUS JOINDRE ?

* par téléphone au 06 34 29 04 57 de 9h à 21h (n'hésitez pas à nous laisser un message et nous vous rappelerons)
* en venant à nos permanence du samedi matin
* par mail:
abasperpignan@live.fr
* en n'hésitant pas à nous laisser vos commentaires sur ce blog

GROUPES DE PAROLE

ABAS finance des groupes de parole mensuels pour les parents de malades souffrant de troubles du comportement alimentaires.Ces groupes de parole sont animés par une psychologue.

Notre association espére concrétiser prochainement un projet de groupes de parole réservés aux jeunes malades.

BIBLIOTHEQUE

Notre Association ABAS possède une bibliothèque d'ouvrages spécialisés sur les troubles du comportement alimentaire, boulimie, anorexie, régimes etc...
Elle les mets gratuitement à la disposition du public.
La bibliothèque est accessible  lors de nos permanences du samedi matin. site Médipôle CABESTANY (se renseigner à l'accueil).


POUR ADHERER A ABAS

Contactez-nous par téléphone, par commentaire sur ce blog ou par mail ou, mieux, venez nous rencontrer.
Vous pouvez aussi télécharger un bulletin d'adhésion ici ABAS . BULLETIN D'ADHESION
Nous avons besoin de votre soutien pour mieux aider et soutenir les malades et leur entourage.
L'adhésion annuelle à ABAS coûte 20 €uros.
Un reçu justificatif vous sera établi; tout versement à l'ordre d'ABAS ouvre droit à réduction d'impôt.

POUR FAIRE UN DON A ABAS

Contactez-nous par tout moyen à votre convenance ou venez nous rencontrer.
Nous avons besoin de vous pour aider et soutenir les malades et leurs familles.
Tout don fera l'objet d'un reçu fiscal. ABAS est une association d'intérêt général. Tout versement lui étant fait ouvre droit à réduction d'impôt.

CONSEILS PRATIQUES AUX PARENTS

Conseils pratiques aux parents pour gérer les repas

avec un enfant souffrant d’un trouble des conduites alimentaires


Les parents ont-ils leur place dans le processus de guérison de leur enfant ?

Dans le domaine de l’anorexie et de la boulimie, les parents, jugés responsables de la maladie de leur enfant, ont longtemps été tenus à l’écart pendant les soins.

Désormais, on se rend compte que vous pouvez être de précieux alliés sur le chemin de la guérison.

Pour votre enfant, votre engagement à ses côtés lui permet de réaliser qu’il/elle a de l’importance pour vous, ce qui aura une influence positive sur l’estime de soi même.

Le plus important pour vous est de créer un environnement familial stable et sécurisant, propice à cette guérison.

Dans l’anorexie, l’objectif principal est de restaurer un poids normal pour sa taille et son âge.

Dans la boulimie, l’objectif principal est de faire disparaître les crises de boulimie et les stratégies compensatoires.

Si le développement d’un trouble alimentaire ne se fait pas du jour au lendemain, la reprise d’une alimentation normale nécessite également beaucoup de temps, de patience et de persévérance.

Vous tenterez d’appliquer ces principes, mais selon vos possibilités, et selon le stade de la maladie de votre enfant.

Avoir soi-même un comportement alimentaire normal

Cela implique que vous n’ayez vous-même pas de troubles du comportement alimentaire.

Manger normalement consiste à manger lorsque l’on a faim, et à s’arrêter lorsque l’on est rassasié. On mange ce qui nous fait envie, afin d’avoir du plaisir et soulager notre faim.

Et tout cela sans penser aux calories ni aux conséquences sur notre poids. De cette façon l’alimentation est régulée, équilibrée, et le poids reste stable, à son point d’équilibre.

Des études scientifiques montrent que nos envies correspondent à un réel besoin physiologique, cela signifie que lorsque nous avons faim, et envie d’un bon morceau de fromage, c’est que nous avons probablement besoin du calcium et des acides gras saturés qu’il contient. Répondre à une envie revient à dire que l’on répond à un besoin naturel, à un besoin physiologique. Alors pourquoi culpabiliser ?

L’appétit fluctue d’un jour à l’autre, selon les circonstances. Parfois il nous arrive de manger sans avoir faim, par ennuie, fatigue, tristesse ou bonheur. Cela reste sans conséquence dans la mesure où vous allez ensuite vous laisser guider par vos sensations de faim et de rassasiement. Ainsi demain matin vous aurez moins faim, mangerez moins, voire pas du tout.

Votre corps a cette faculté de se réguler tout seul.

En revanche, certaines croyances alimentaires nous éloignent d’un comportement régulé :

s’obliger à faire 3 repas par jour, finir ses assiettes pour ne pas gâcher, manger 5 fruits et légumes par jour, éviter les féculents et le fromage le soir, ne boire qu’en dehors des repas… favorise la restriction, nous empêchent de manger à notre faim, induit de la culpabilité et prépare le terrain des troubles du comportement alimentaire.

Pour votre enfant, vous représentez un modèle et il est essentiel que vous mangiez tout à fait normalement : selon votre faim et vos envies, sans crainte pour votre poids.

Si vous-même êtes en difficulté avec votre propre relation aux aliments, si vous êtes parfois ou souvent au régime, si vous ne savez pas ce que « manger de tout sans grossir » signifie, n’hésitez pas à rencontrer un thérapeute spécialisé qui vous permettrait de faire la paix avec les aliments et avec votre corps.

Les principes à appliquer

Il s’agit de bon sens : en tant que parent, vous êtes responsable de l’éducation alimentaire de votre enfant.

Les repas seront pris à heures régulières. La ponctualité des repas apaise votre enfant, et diminue son anxiété. Il/Elle a particulièrement besoin de repères.

Ce sont les parents qui font les courses et les menus. Votre enfant ne sait plus ce qui est bon pour lui/elle. Si vous le/la laissez en décider, vous tenterez d’accéder à toutes ses demandes, qui n’en finiront jamais de changer (il/elle exigera que vous achetiez le nouveau yaourt à 0% de matière grasse qui est nettement mieux que l’ancien), ce qui intensifiera son anxiété et vous, votre découragement.

Ce sont les parents qui cuisinent

Les jeunes qui souffrent d’anorexie font tout pour contrôler leur alimentation. Soit ils/elles surveillent au gramme près les matières grasses que vous ajoutez dans les plats, soit ils/elles décident de mitonner d’excellent petits plats pour toute la famille, auxquelles ils/elles ne toucheront pas.

Ceci étant une manifestation de la maladie, il est important de lui expliquer que tant qu’il/elle ne sera pas guérie, il/elle ne décidera pas des menus, de la façon de cuisiner, ni ne cuisinera pour les autres. Il/Elle reprend ainsi sa place dans la fratrie, et mange ce que les parents ont préparés.

Vous servirez votre enfant dans son assiette, et déciderez des quantités. (faites-vous éventuellement aider d’un(e) nutritionniste ou d’un(e) diététicien(ne) pour déterminer les quantités nécessaires à sa reprise de poids. Servez-la/le avant qu’il/elle n’arrive à table.

Laissez-la/le manger sans intervenir. Au bout de 30 minutes, retirez l’assiette, qu’il/elle ait mangé ou non, sans aucune remarque.

Attention, l’alimentation n’est pas taboue, mais les critiques autour du sujet sont à éviter.

Cependant, il peut être utile de l’encourager à manger une bouchée de plus, en lui affirmant que c’est bon pour sa santé. Mais n’insistez pas, et si il/elle refuse, ne faites pas de commentaires.

Les repas sont pris en famille, dans une ambiance détendue

Malgré l’extrême tensions de certains repas, il est très important de partager les repas ensemble, de créer une atmosphère détendue et positive, et d’aborder tout autre sujet que le trouble du comportement alimentaire : cinéma, voyage, amis… Pour votre enfant, les repas sont très anxiogènes. Une ambiance sereine l’aidera à surmonter ce moment difficile.

Et si votre enfant refuse de manger, invitez-le/la à s’asseoir à table avec le reste de la famille.

Avec le temps, votre enfant baissera la garde et sera moins sur la défensive. Si il/elle le souhaite, vous pouvez dans un premier temps accepter qu’il/elle mange dans une autre pièce, mais au même moment que vous.

Après le repas, restez une demi-heure ensemble. La culpabilité d’avoir mangé, d’avoir cédé et les douleurs abdominales éventuellement associées participent à l’anxiété de votre enfant.

Pour le/la soulager et lui témoigner votre soutien et votre détermination, prévoyez une activité agréable (jeu de société, film, promenade…). Cela distraira tout le monde.

Comment l’empêcher de se faire vomir ?

Invitez-le/la à aller aux toilettes avant le repas, de cette manière il/elle n’aura aucune raison de s’y rendre ensuite. Et étant ensemble une demi-heure après le repas, cela l’aidera à surmonter son envie d’aller se faire vomir.

Si malgré tout il/elle s’est fait vomir, ne le/la blâmez pas, ne le/la jugez pas. Il/Elle se sent

suffisamment honteuse comme cela.

En revanche, vous pouvez lui demander de laisser les toilettes propres.

Si votre enfant souffre de boulimie, vous devez lui préciser que c’est à lui/elle de remplacer les aliments qui ont servi à faire une crise.

Pour conclure :

afin d’accompagner votre enfant sur le chemin de la guérison, soyez fermes, solidaires, mais aussi attentifs et à l’écoute.

 

dossier réalisé avec l'aide de la FNA TCA

"TOUCHE PAS A MON GROS"

« TOUCHE PAS A MON GROS »

Dans l’explication des troubles du comportement alimentaire, quel qu’il soit (Anorexie, Boulimie, Hyperphagie Boulimique) un facteur se détache et semble avoir un rôle prépondérant dans la genèse de ces troubles : c’est l’existence d’un surpoids dans l’enfance.

Lorsque l’on regarde de plus prés ce problème on retrouve deux explications qui justifient son importance.

La première des explications est que l’existence de ce surpoids va inciter l’entourage à proposer (voire imposer) la mise en place d’un régime alimentaire restrictif, et nous savons tous maintenant le rôle délétère que peuvent jouer les régimes dans la survenue des troubles alimentaires
.
La deuxième des explications, et non la moindre, est que l’existence de ce surpoids va exposer ce jeune enfant aux moqueries de ses congénères, moqueries qui vont venir ternir l’estime de soi.

Il me semble important que nous nous dressions face à ce racisme anti-gros, que nous dénoncions des que nous le pouvons la dictature de la minceur que l’on veut nous imposer.

Les enquêtes d’opinion réalisées (OCHA) montrent effectivement que le surpoids, que l’obésité, sont corrélés d’une façon très négative (faiblesse, manque de volonté) alors que la maigreur est revêtue des atouts inverses (force, volonté, maitrise de soi).

On oublie que le surpoids, outre le fait qu’il est le signe de l’inadaptation de l’homme moderne à la société de consommation, peut être, tout comme la maigreur génétique.

Mais on oublie surtout que ce surpoids entraine des souffrances, souffrance de ne pas se sentir dans la « norme » (alors que les chiffres montrent que le poids moyen de la population se rapproche inexorablement des chiffres du surpoids), à laquelle vient s’ajouter la souffrance d’être regardé différemment.

Nous sommes dans une terre de rugby, sport dans lequel le vocable « les gros » désigne d’une façon affectueuse, et souvent admirative, les avants, dont le travail obscur va permettre à l’équipe de gagner.

Et sur le terrain « les gros » vont se dresser face aux adversaires, pour protéger leurs coéquipiers, les plus maigres, leurs potes.

Rendons leur la pareille sur le terrain de la vie, touche pas à mon pote, touche pas à mon gros.

Claude Arnaud


LA BOULIMIE, UN MAL SOUVENT TRES DISCRET

La boulimie s ‘exprime souvent sur le même terreau que l’anorexie, bien qu’elle apparaisse
généralement plus tard que l'anorexie mentale, souvent à la suite d’un régime qui peut être compris a posteriori comme un épisode anorexique.

Elle touche des jeunes filles post pubères, anxieuses, perfectionnistes, souvent très insatisfaites d’elles-mêmes, et ayant des préoccupations excessives par rapport à leur idéal de minceur. La jeune fille boulimique met beaucoup d’énergie à cacher son trouble, et semble psychologiquement et socialement, plutôt bien adaptée. En réalité, elle doute souvent atrocement d’elle, craint le rejet et passe son temps à essayer de plaire aux autres. Bien souvent, l’entourage ne perçoit pas l’immense malaise et l’immense détresse, dans lesquelles ces personnes se trouvent.
Pour la personne boulimique, la nourriture est une véritable obsession. Elle va passer ses journées à se demander ce qu’elle va manger et quand, comment le cacher à son entourage et comment se débarrasser de ce qui a été absorbé.

La boulimie est caractérisée par la répétition de crises de gavage (entre 2 et quelques dizaines par semaine), assez classiques d'un boulimique à l'autre. Elles sont souvent déclenchées par une contrariété, une sensation de tension interne, de vide, qui crée de l’anxiété. La personne boulimique « sent monter la crise ». Elle lutte contre le passage à l’acte, ce qui augmente son anxiété.
Lorsqu’elle est seule, à l’abri de tout regard extérieur, elle cède avec l'impression de ne plus contrôler ses gestes, de devenir spectateur de ce corps qui ingurgite rapidement et brutalement des quantités très importantes de nourriture.
Elle consomme généralement ce qu'elle trouve, le plus souvent des aliments faciles d’accès, parfois non cuisinés, voire non consommables (comme des épluchures).
Le but est de se remplir et non de satisfaire un plaisir gustatif (contrairement à un épisode de fringale ou de compulsion alimentaire, dont le but est de satisfaire un goût salé ou sucré, suivi d'un sentiment d'apaisement et réconfortant).
Cela se passe le plus souvent en dehors des repas, à la fin de la journée. Après ce raz de marée, la personne se sent abattue, éprouve des remords. Un profond sentiment de dégoût d’elle-même apparaît. Dans la moitié des cas, elle se fait vomir, ce qui peut l'amener à une deuxième crise.
Il n’y a pas de lien entre la boulimie et l’obésité parce que bien souvent, hors des crises, les jeunes filles font tout pour ne pas prendre de poids (diètes draconiennes, hyperactivité physique, diurétiques, laxatifs, vomissements provoqués, ...)
Malheureusement, ces comportements compensatoires augmentent la fréquence d'apparition des crises boulimiques.

Que peuvent remarquer les parents ?

Le problème de la boulimie, c’est que contrairement à l’anorexie, elle se voit moins à l’oeil nu. La jeune fille, bien souvent conserve un poids normal. Elle passe pour une jeune fille sans problème. Or, le danger est bien là.

Les proches seront alertés par :
• Une préoccupation excessive par rapport au corps. Cela concerne souvent les filles mais peut aussi se repérer chez des jeunes garçons, notamment s’ils pratiquent une discipline où la
minceur et le contrôle du poids sont valorisés à l’excès (gymnastique, athlétisme, …)
• La présence de nourriture dans sa chambre.
• La disparition fréquente, et en grande quantité, de nourriture dans les placards, voire d’argent.
• Les signes de conduites purgatives : achat de laxatifs, sport à outrance, vomissements dans les toilettes …
• Des scarifications, des mutilations dans les situations les plus extrêmes.
• Sur les mains des jeunes filles, quelquefois on peut voir des durillons dus à la position des dents sur la main utilisée pour s’aider à vomir.

En famille, c’est un fonctionnement dans les extrêmes qui peut alerter :
• Elle veut tout de vous, mais peut vous rejeter violemment.
• Elle est en super forme, mais peut être en même temps complètement déprimée.
• Elle vous adore et vous déteste, à tour de rôle, voire en même temps.
• Elle peut briller en société, puis tout à coup se sentir la plus misérable du monde.


FNA-TCA, extrait du Livret d’accueil Familles version du 22 mars 2010

L'ANOREXIE MENTALE:ET SI CA ME CONCERNAIT ?

L’anorexie mentale,
et si ça me concernait ?


> Je suis préoccupée par mon poids, mon alimentation et l’image de mon corps.
> Mais comment savoir si de telles préoccupations sont devenues excessives ?


Quelques questions à me poser


Voici une liste de questions qui peuvent m’en apprendre plus :
¤ M’arrive-t-il de me faire vomir parce que je me sens mal d’avoir trop mangé ?
¤ Avoir perdu le contrôle de ce que je mange m’inquiète-t-il ?
¤ Ai-je récemment perdu plus de 6 kg en 3 mois ?
¤ Les autres me trouvent-ils trop mince alors que je pense que je suis gros(se) ?
¤ Dirais-je que la nourriture domine ma vie ?

=} En cas de réponse positive à au moins 2 de ces questions, il est fortement possible que je
souffre d’un trouble du comportement alimentaire appelé « anorexie mentale » ou « anorexie
associée à des crises boulimiques » (si j’alterne des épisodes de restriction alimentaire avec des
pertes de contrôle débouchant sur des conduites de compensation : vomissements, sport à
outrance…).



Qu’appelle-t’on
« troubles du comportement alimentaire » ?


On appelle troubles du comportement alimentaire (TCA) les conduites alimentaires différentes de
celles habituellement adoptées par des individus placés dans un même environnement nutritionnel
et socioculturel, et induisant des troubles somatiques et psychologiques. Les troubles les plus
fréquents, en dehors du grignotage et de la suralimentation, sont l’anorexie et la boulimie. Ils
touchent dans 9 cas sur 10 des jeunes filles ou femmes, mais les garçons et les hommes peuvent
être concernés.

Ce qui peut résumer la conduite anorexique, c’est le fait de refuser l’alimentation, alors même que
l’on meurt de faim (anorexie mentale), et de refuser la prise de poids alors même que le corps est
amaigri (anorexie mentale et anorexie associée à des crises boulimiques). Pour éviter la prise de
poids, la personne anorexique peut avoir recours à une hyperactivité physique, et/ou à des
vomissements, et/ou à une utilisation de laxatifs à outrance et à un contrôle obsessionnel du poids.
Ces obsessions vont finir par gouverner toute sa vie, lier estime de soi et maîtrise du poids et
créer une dépendance au manque, au « rien ».

Les conséquences physiologiques (risques d’ostéoporose, risques cardiaques accrus, possibles
troubles de la fertilité, etc.), psychologiques (hyperémotivité, anxiété, aggravation du manque
d’estime de soi, risque de dépression, etc.) et sociales (isolement, repli sur soi) sont sérieuses.

=> C’est pourquoi il importe de ne pas rester seul(e) face à ces troubles, car ils se résorbent rarement d’eux-mêmes et peuvent réellement gâcher la vie.


Que repèrent les proches ?

Restrictions alimentaires

La jeune fille ou le jeune garçon diminue progressivement les quantités ingérées et sélectionne
les aliments dans son assiette. Cette personne élimine certaines catégories d’aliments, souvent
les plus caloriques (féculents, lipides). Elle soupire qu’elle n’a vraiment pas faim. Elle se plaint
d’être écoeurée par un aliment qu’elle consommait sans problème jusqu’à présent. Les repas
deviennent tendus.
Elle se plaint de douleurs diverses, mais surtout au niveau de l’abdomen. Elle multiplie sa
consommation de boissons chaudes, surtout le café et le thé, ou de boissons froides sans
calories (eau, soda light).
À table, quand elle n’a pas trouvé le moyen de la déserter, elle trie, coupe en petits morceaux,
classe par ordre de taille les aliments, cache et consomme le minimum.

Amaigrissement

La jeune fille ou le jeune garçon maigrit et soit le cache sous des vêtements amples, soit l’exhibe
avec fierté par des vêtements de taille de plus en plus petite. Quelquefois beaucoup et très vite.
Cet amaigrissement peut atteindre 20 à 30 % de son poids en quelques mois. Cette personne se
trouve « trop grosse » et s’en plaint, alors que c’est tout le contraire. Elle éprouve une peur intense
à l’idée de prendre du poids. Elle ne se voit, de toute façon, que « trop grosse », globalement ou
sur certaines parties de son corps. La rationalité n’a aucune prise sur elle. Il est tout à fait vain
d’essayer de la sermonner, d’essayer de lui faire entendre raison, ce qui est source de conflits. Ce
n’est, à ce stade, qu’une immense perte d’énergie pour les proches, et le sentiment absolu d’être
incomprise pour elle.

Aménorrhée
Les cycles de la jeune fille sont perturbés, elle n’a bientôt plus ses règles. L’aménorrhée est un
élément essentiel de la prise de conscience de la maladie. Cependant, les règles persistent sous
contraception oestro-progestative (pilule, patch ou anneau).

Signes complémentaires


* La personne se désintéresse petit à petit de toutes les activités qu’elle affectionnait avant. Elle se
referme sur elle-même, ne sort plus, et certaines s’enferment pour travailler, surinvestissent leurs
études, d’autres perdent le goût de tout.
* Progressivement, toute son activité psychique, intellectuelle, est absorbée par les pensées autour
du poids, de la minceur, l’invention de stratégies pour déjouer la faim et refuser l’alimentation, bien
qu’elle ne pense qu’aux aliments puisqu’elle meurt de faim (courses incessantes dans les commerces
d’alimentation). Parfois des rituels alimentaires, de rangement ou de lavage apparaissent.
* En famille, cette personne veut régenter tout ce qui concerne la nourriture, en faisant des listes de
courses, en cuisinant pour les autres, mais en ne s’alimentant pas.
* Elle pourra aussi se plaindre d’insomnies, de frilosité, de perdre ses cheveux… conséquences
directes de la dénutrition.
* Dans le cas d’anorexie associée à des crises boulimiques, les manifestations sont parfois plus
discrètes (perte de poids moins remarquable), et outre les signes cités ci-dessus les proches
seront alertés par :
* une préoccupation excessive par rapport au corps. Cela concerne souvent les filles mais peut
aussi se repérer chez des jeunes garçons, notamment s’ils pratiquent une discipline sportive
où la minceur et le contrôle du poids sont valorisés à l’excès (gymnastique, athlétisme…) ;
* les signes de conduites purgatives (achat de laxatifs, vomissements dans les toilettes ou sport
à outrance…) ;
* des signes indirects : une consommation alimentaire très importante et plus ou moins cachée
les placards se vident, les emballages vides restent dans les armoires.

Que puis-je faire ?

Je peux à un rythme qui me convient opter pour une ou plusieurs des
solutions suivantes :

=} Consulter un médecin généraliste, un pédiatre ou/et un médecin psychiatre avec qui
mettre en place une prise en charge adaptée pour aller mieux. Ce médecin pourra être le
médecin coordinateur des soins, en assumant la coordination de l’ensemble des intervenants
pour traiter à la fois les aspects psychologique, nutritionnel et somatique ;
consulter un(e) psychothérapeute pour mettre des mots sur mes souffrances, en
comprendre le sens, m’aider à vivre et dépasser mes angoisses, m’aider à modifier mes
comportements et à me sentir mieux ;

=} Faire appel à une association d’entraide, spécialisée dans les troubles des comportements
alimentaires. Les membres de ces associations ont souvent une grande expérience
de ces troubles. Certains en ont eux-mêmes souffert et en ont guéri ;
m’appuyer sur le soutien d’un(e) de mes proches qui peut m’aider à mieux prendre
conscience au quotidien de mes comportements et de mes troubles, me procurer un
support affectif dans les moments de doute et d’angoisse et m’accompagner par sa
présence réconfortante sur la voie de la guérison ;

=} L’hospitalisation est devenue rare, mais se justifie lorsque le pronostic vital du patient estengagé, que la situation n’a pas évolué suffisamment avec un traitement ambulatoire bien conduit(on dit qu’elle se chronicise et c’est très dangereux pour l’avenir) ou lorsque le patient et/ou lafamille sont épuisés et ont besoin de souffler un peu pour débloquer la situation.

L’association ABAS vous aider dans votre démarche de soins.

Puis-je en guérir ?

☺ Oui ! En sachant que

~ plus je consulte tôt, plus je peux éviter que l’anorexie s’installe, devienne chronique et que mon
organisme se fragilise ;

~ plus je consulte tôt, plus je peux réduire mes souffrances physiques et psychologiques, ainsi que
celles de mes proches.

~ Plus je consulte tôt, plus je peux guérir vite et me sentir bien dans mon corps
et dans ma tête !

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Dossier réalisé avec les partenariats de :

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LES TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE

L’ANOREXIE

Si l'étymologie du mot anorexie fait référence à la perte d'appétit, l'origine du problème ne réside cependant pas dans l'absence de la sensation de faim.
En termes de définition, l'anorexie mentale fait référence au refus d'une personne de s'alimenter.
En fait, de manière très spécifique, l'anorexie s'accompagne d'une peur intense "d'être gros" et d'une poursuite incessante de maigreur. Un exercice quotidien et intensif complète généralement le tableau des conduites alimentaires restrictives.
En réalité, l'anorexique n'est jamais satisfait(e) de sa perte de poids. Rester au même poids d'un jour à l'autre, ou pire, prendre quelques grammes, engendre chez l'anorexique une intense panique, accompagnée d'angoisse et de sentiments dépressifs.
On note également une perturbation très marquée de l'image du corps. Ainsi par exemple, lorsqu'un(e) anorexique se regarde dans un miroir, elle (il) se trouve-ou trouve certaines parties de son corps-toujours trop grosses, alors que son extrême maigreur est flagrante. C'est une des raisons qui font que peu d'anorexiques s'engagent dans un traitement, leur première démarche répondant souvent à une pression de l'entourage. L'aménorrhée est toujours présente pour les filles.
Pour un(e) anorexique l'idéal reste, pendant longtemps, d'avoir un corps sans graisse, sans substance, sans formes. Le corps est souvent source de dégout, de honte. Les attributs de la féminité sont en général refusés, ainsi que la sexualité d'une manière globale.
L'anorexique s'intéresse davantage aux activités spirituelles et intellectuelles, qu'à celles concernant le corps. De plus, l'anorexique fait au début souvent preuve d'une activité physique ou intellectuelle extrême, voire d'hyperactivité au sens propre du terme.
Le signe essentiel va être le déni, amenant le (la) patient(e) à exhiber sa maigreur en refusant son trouble et, dans une perturbation de l’image du corps, à se voir plus gros(se) qu’auparavant.

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LA BOULIMIE

La boulimie est un comportement chaotique face à la nourriture - besoin irrésistible et inassouvissable de manger.
La personne boulimique a souvent une apparence normale et soignée, ce qui lui permet, de cacher pendant longtemps sa problématique qu’elle vit dans la honte. La personne boulimique n'est pas obèse, mais garde un poids normal ou légèrement en dessous ou au dessus de la moyenne.
La personne boulimique vit dans la terreur de prendre du poids. Pour éviter de grossir, elle développe des comportements divers: elle se fait vomir, parfois même plusieurs fois par jour et/ou consomme des laxatifs et des diurétiques de façon excessive. D'autres comportements compensatoires rencontrés dans certains cas sont le jeûne prolonge après les excès alimentaires ou des séances d'exercice intensif (des heures de jogging ou de musculation par exemple).
La personne boulimique perd le contrôle de son alimentation, et est sujette a des épisodes de suralimentation. Ces crises surviennent fréquemment en dehors des repas, en général en cachette.
Les boulimiques fonctionnent souvent dans le système du «tout ou rien»: une fois la crise commencée, il ne sera plus question de la contenir, et la personne se laisse alors aller à manger sans plus aucune retenue.
Beaucoup de personnes boulimiques ne prennent plus ou rarement de repas « en public» craignant l'arrivée d'une crise. Elles se privent donc des invitations à diner, des séjours en groupe, etc ... jusqu'à se marginaliser. Eprouvant une détresse profonde sans oser se confier a leur entourage, les personnes boulimiques tombent souvent dans un cercle vicieux et un état dépressif plus ou moins grave, desquels elles arrivent difficilement a sortir.

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L’HYPERPHAGIE BOULIMIQUE

L’hyperphagie boulimique ( ou BED : Binge Eating Disorder) est un trouble boulimique sans vomissement ou sans technique de contrôle du poids.
Les personnes sont en surpoids, voire obèses.
Ce trouble est très fréquent puisque l’on considère que plus de 50% des obèses en sont atteints.

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GALAIS - L'APPEL DE LA VIE

04 janvier 2010

ABAS OBTIENT LE SOUTIEN DE LA FONDATION DE FRANCE

 

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Notre association ABAS vient d'obtenir le soutien de la Fondation de France pour son projet "Amélioration de la prise en charge des personnes atteintes de troubles du comportement alimentaire et de leur entourage".

La Fondation de France a accordé son aide à ABAS grâce à la générosité de ses donateurs et sur proposition de son Comité de Santé des Jeunes, dans le cadre de son action "Mieux soigner les conduites anorexiques et boulimiques, mieux prendre en compte la détresse de l'entourage".

ABAS OBTIENT LE LABEL "PARENTALITE "

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Notre association ABAS a obtenu le label "Parentalité". C'est un gage de qualité qui traduit la pertinence de notre action en accord avec la charte nationale du Réseau d'Ecoute, d'Appui et d'Accompagnement des Parents.
C'est un légitime satisfaction pour les membres d'ABAS d'avoir obtenu cette reconnaissance officielle pour l'aide et le soutien apportés aux malades et à leurs parents.