31 janvier 2013

L'ANOREXIE MENTALE:ET SI CA ME CONCERNAIT ?

L’anorexie mentale,
et si ça me concernait ?


> Je suis préoccupée par mon poids, mon alimentation et l’image de mon corps.
> Mais comment savoir si de telles préoccupations sont devenues excessives ?


Quelques questions à me poser


Voici une liste de questions qui peuvent m’en apprendre plus :
¤ M’arrive-t-il de me faire vomir parce que je me sens mal d’avoir trop mangé ?
¤ Avoir perdu le contrôle de ce que je mange m’inquiète-t-il ?
¤ Ai-je récemment perdu plus de 6 kg en 3 mois ?
¤ Les autres me trouvent-ils trop mince alors que je pense que je suis gros(se) ?
¤ Dirais-je que la nourriture domine ma vie ?

=} En cas de réponse positive à au moins 2 de ces questions, il est fortement possible que je
souffre d’un trouble du comportement alimentaire appelé « anorexie mentale » ou « anorexie
associée à des crises boulimiques » (si j’alterne des épisodes de restriction alimentaire avec des
pertes de contrôle débouchant sur des conduites de compensation : vomissements, sport à
outrance…).



Qu’appelle-t’on
« troubles du comportement alimentaire » ?


On appelle troubles du comportement alimentaire (TCA) les conduites alimentaires différentes de
celles habituellement adoptées par des individus placés dans un même environnement nutritionnel
et socioculturel, et induisant des troubles somatiques et psychologiques. Les troubles les plus
fréquents, en dehors du grignotage et de la suralimentation, sont l’anorexie et la boulimie. Ils
touchent dans 9 cas sur 10 des jeunes filles ou femmes, mais les garçons et les hommes peuvent
être concernés.

Ce qui peut résumer la conduite anorexique, c’est le fait de refuser l’alimentation, alors même que
l’on meurt de faim (anorexie mentale), et de refuser la prise de poids alors même que le corps est
amaigri (anorexie mentale et anorexie associée à des crises boulimiques). Pour éviter la prise de
poids, la personne anorexique peut avoir recours à une hyperactivité physique, et/ou à des
vomissements, et/ou à une utilisation de laxatifs à outrance et à un contrôle obsessionnel du poids.
Ces obsessions vont finir par gouverner toute sa vie, lier estime de soi et maîtrise du poids et
créer une dépendance au manque, au « rien ».

Les conséquences physiologiques (risques d’ostéoporose, risques cardiaques accrus, possibles
troubles de la fertilité, etc.), psychologiques (hyperémotivité, anxiété, aggravation du manque
d’estime de soi, risque de dépression, etc.) et sociales (isolement, repli sur soi) sont sérieuses.

=> C’est pourquoi il importe de ne pas rester seul(e) face à ces troubles, car ils se résorbent rarement d’eux-mêmes et peuvent réellement gâcher la vie.


Que repèrent les proches ?

Restrictions alimentaires

La jeune fille ou le jeune garçon diminue progressivement les quantités ingérées et sélectionne
les aliments dans son assiette. Cette personne élimine certaines catégories d’aliments, souvent
les plus caloriques (féculents, lipides). Elle soupire qu’elle n’a vraiment pas faim. Elle se plaint
d’être écoeurée par un aliment qu’elle consommait sans problème jusqu’à présent. Les repas
deviennent tendus.
Elle se plaint de douleurs diverses, mais surtout au niveau de l’abdomen. Elle multiplie sa
consommation de boissons chaudes, surtout le café et le thé, ou de boissons froides sans
calories (eau, soda light).
À table, quand elle n’a pas trouvé le moyen de la déserter, elle trie, coupe en petits morceaux,
classe par ordre de taille les aliments, cache et consomme le minimum.

Amaigrissement

La jeune fille ou le jeune garçon maigrit et soit le cache sous des vêtements amples, soit l’exhibe
avec fierté par des vêtements de taille de plus en plus petite. Quelquefois beaucoup et très vite.
Cet amaigrissement peut atteindre 20 à 30 % de son poids en quelques mois. Cette personne se
trouve « trop grosse » et s’en plaint, alors que c’est tout le contraire. Elle éprouve une peur intense
à l’idée de prendre du poids. Elle ne se voit, de toute façon, que « trop grosse », globalement ou
sur certaines parties de son corps. La rationalité n’a aucune prise sur elle. Il est tout à fait vain
d’essayer de la sermonner, d’essayer de lui faire entendre raison, ce qui est source de conflits. Ce
n’est, à ce stade, qu’une immense perte d’énergie pour les proches, et le sentiment absolu d’être
incomprise pour elle.

Aménorrhée
Les cycles de la jeune fille sont perturbés, elle n’a bientôt plus ses règles. L’aménorrhée est un
élément essentiel de la prise de conscience de la maladie. Cependant, les règles persistent sous
contraception oestro-progestative (pilule, patch ou anneau).

Signes complémentaires


* La personne se désintéresse petit à petit de toutes les activités qu’elle affectionnait avant. Elle se
referme sur elle-même, ne sort plus, et certaines s’enferment pour travailler, surinvestissent leurs
études, d’autres perdent le goût de tout.
* Progressivement, toute son activité psychique, intellectuelle, est absorbée par les pensées autour
du poids, de la minceur, l’invention de stratégies pour déjouer la faim et refuser l’alimentation, bien
qu’elle ne pense qu’aux aliments puisqu’elle meurt de faim (courses incessantes dans les commerces
d’alimentation). Parfois des rituels alimentaires, de rangement ou de lavage apparaissent.
* En famille, cette personne veut régenter tout ce qui concerne la nourriture, en faisant des listes de
courses, en cuisinant pour les autres, mais en ne s’alimentant pas.
* Elle pourra aussi se plaindre d’insomnies, de frilosité, de perdre ses cheveux… conséquences
directes de la dénutrition.
* Dans le cas d’anorexie associée à des crises boulimiques, les manifestations sont parfois plus
discrètes (perte de poids moins remarquable), et outre les signes cités ci-dessus les proches
seront alertés par :
* une préoccupation excessive par rapport au corps. Cela concerne souvent les filles mais peut
aussi se repérer chez des jeunes garçons, notamment s’ils pratiquent une discipline sportive
où la minceur et le contrôle du poids sont valorisés à l’excès (gymnastique, athlétisme…) ;
* les signes de conduites purgatives (achat de laxatifs, vomissements dans les toilettes ou sport
à outrance…) ;
* des signes indirects : une consommation alimentaire très importante et plus ou moins cachée
les placards se vident, les emballages vides restent dans les armoires.

Que puis-je faire ?

Je peux à un rythme qui me convient opter pour une ou plusieurs des
solutions suivantes :

=} Consulter un médecin généraliste, un pédiatre ou/et un médecin psychiatre avec qui
mettre en place une prise en charge adaptée pour aller mieux. Ce médecin pourra être le
médecin coordinateur des soins, en assumant la coordination de l’ensemble des intervenants
pour traiter à la fois les aspects psychologique, nutritionnel et somatique ;
consulter un(e) psychothérapeute pour mettre des mots sur mes souffrances, en
comprendre le sens, m’aider à vivre et dépasser mes angoisses, m’aider à modifier mes
comportements et à me sentir mieux ;

=} Faire appel à une association d’entraide, spécialisée dans les troubles des comportements
alimentaires. Les membres de ces associations ont souvent une grande expérience
de ces troubles. Certains en ont eux-mêmes souffert et en ont guéri ;
m’appuyer sur le soutien d’un(e) de mes proches qui peut m’aider à mieux prendre
conscience au quotidien de mes comportements et de mes troubles, me procurer un
support affectif dans les moments de doute et d’angoisse et m’accompagner par sa
présence réconfortante sur la voie de la guérison ;

=} L’hospitalisation est devenue rare, mais se justifie lorsque le pronostic vital du patient estengagé, que la situation n’a pas évolué suffisamment avec un traitement ambulatoire bien conduit(on dit qu’elle se chronicise et c’est très dangereux pour l’avenir) ou lorsque le patient et/ou lafamille sont épuisés et ont besoin de souffler un peu pour débloquer la situation.

L’association ABAS vous aider dans votre démarche de soins.

Puis-je en guérir ?

☺ Oui ! En sachant que

~ plus je consulte tôt, plus je peux éviter que l’anorexie s’installe, devienne chronique et que mon
organisme se fragilise ;

~ plus je consulte tôt, plus je peux réduire mes souffrances physiques et psychologiques, ainsi que
celles de mes proches.

~ Plus je consulte tôt, plus je peux guérir vite et me sentir bien dans mon corps
et dans ma tête !

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Dossier réalisé avec les partenariats de :

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